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Comment mettre en place l’écoute active avec son enfant ?

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L’écoute active est un concept développé à partir des travaux du psychologue américain Carl Rogers. Elle est également nommée écoute bienveillante.
Il y a une citation que j’aime beaucoup qui est « parler est un besoin, mais écouter est un art ».
En effet, écouter n’est pas une chose facile et demande un certain savoir faire. Nous avons tous des oreilles qui nous permettent d’entendre les bruits de notre environnement, nos interlocuteurs. Néanmoins entendre ne veux pas forcément dire écouter. La différence entre les deux vient de la posture que nous adoptons face à notre interlocuteur.
Pour écouter, plusieurs paramètres sont à prendre en compte.

1. Veiller à ce que notre environnement extérieur et intérieur favorisent une bonne écoute.

Cela exige donc que notre esprit soit totalement disponible pour accueillir, ce que notre enfant va nous confier. Il nous arrive à tous d’écouter sans être là, d’avoir l’esprit ailleurs. Combien d’entre nous pensent écouter, mais qui au final pensent à des choses du passé ou des choses à venir ?
Il est indispensable de rester centrer sur le moment présent, et laisser derrière soi toutes distractions qui mettrait à mal notre capacité d’écoute. Quand vous sentez que le moment n’est pas propice pour écouter votre enfant dans de bonnes conditions : DIFFERER. Ne craignez pas de reporter à plus tard une discussion. En adoptant cette attitude, c’est lui montrer que nous voulons réunir les conditions optimales pour être pleinement à son écoute A cet instant, c’est lui offrir un moment privilégié, et lui montrer que sa parole à de l’importance, à nos yeux.
J’ai pris l’habitude quand un de mes enfants a besoin de me parler de le faire en tête à tête sans la présence de ses frères et sœurs. Je m’installe dans ma chambre avec mon enfant. Je préviens les autres que je souhaiterais ne pas être dérangée car leur frère/sœur a besoin de me parler. C’est important pour moi que ce moment soit respecté par les autres membres de la fratrie. Ces moments peuvent durer parfois 1 heure. Mes enfants peuvent ainsi parler sans être inquiétés par l’irruption soudaine de quelqu’un.
C’est pour cette raison, que je souhaite pointer le doigt sur l’environnement. Créez cet espace d’intimité, qui permettra à votre enfant de se sentir à l’aise pour discuter avec vous . Les conditions propices à la parole, le seront aussi pour l’écoute.

2. Etre à l’écoute de son être intérieur.

Lorsque notre enfant nous parle, il arrive que nous ressentions parfois de l’agacement, de la colère .Eh oui ! Même si nous y mettons tout notre cœur pour être à l’écoute, il y a des réactions émotionnelles que nous ne parvenons pas à contrôler.
Ces réactions viennent parasiter notre capacité d’écoute. Un mot, une parole de notre enfant peut venir réveiller des émotions très vives. Mais savez-vous, que très souvent avant que l’agacement ou l’énervement n’arrive vous recevez des signaux de votre corps?. Or nous ne portons très souvent pas attention à ces signaux !!!!.En effet nous nous trouvons très vite pris dans une spirale, qui nous empêche d’être à l’écoute de notre être intérieur. Il est vrai que repérer est de rigueur dans nos sociétés de taire ses émotions
Or, notre corps est un fabuleux espace, dont nous sous estimons les capacités. Le travail de l’écoute est d’apprendre aussi à se reconnecter avec son corps et porter notre attention aux petits signaux envoyés par notre corps. Ces signaux sont semblables à des signaux d’alarmes, qui vous donnent une information sur votre état émotionnel. A partir du moment où vous en prenez conscience, vous pouvez rectifier le tir et ne pas tomber dans l’explosion émotionnelle .Mais de rester CENTRER .L’écoute demande une certaine maitrise de ses émotions. Maitriser ce n’est pas nier, mais prendre conscience et travailler avec. En étant à l’écoute de votre être intérieur et voir pourquoi telle ou telle phrase vous heurte, vous allez pouvoir cheminer.

3 /Accueillir les paroles de son enfant sans jugement, conseil

Là on en vient à la partie la plus ardue de l’écoute active. Parce que écouter c’est bien, mais on voudrait aussi parler n’est-ce pas ? Moi je sais que je suis une vraie pipelette alors rester écouter m’a demandé (et me demande encore) énormément d’efforts !!! Comme vous, j’ai une fâcheuse tendance à vouloir rebondir sur tout ce que me disent mes enfants.
Or, l’art de l’écoute active c’est de découvrir le monde de son enfant, sa façon de penser, qui est différente de la nôtre. Donc, c’est lâcher prise sur nos croyances et accepter cette différence. Pour que la connexion puisse se faire entre votre enfant et vous, il est nécessaire d’établir sa communication sur le même registre que l’enfant. Il ne s’agit pas d’essayer de comprendre son mode de pensées.
Votre système de croyances ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe dans la tête de votre enfant. Vous avez tous les deux vécu des événements, des expériences différentes, et de surcroît chaque être est unique. Donc n’essayons de le persuader, et que notre façon de penser est la meilleure, en le jugeant ou en lui donnant des conseils.
C’est pour cela que la clef de l’écoute active réside dans le fait de garder le silence !!!!!!Vouloir donner un conseil à son enfant est tout à fait légitime, nous avons envie de les aider. Mais ce qu’un enfant a avant tout besoin c’est d’être écouter. Cela demande un grand effort, pour ne pas s’ériger comme celui qui sait le mieux.

4/ Découvrir le sens caché du message

C’est là que vous allez devoir jouer au détective ! Parce que les enfants ne nous disent pas tout !!! Derrière une phrase peut se cacher beaucoup de choses. C’est ce que j’ai découvert avec mon fils de 11 ans. Je vais vous raconter une petite anecdote.
Un soir, mon fils me dit à 21h00 au moment où je vais lui dire bonne nuit : « je ne veux pas aller au basket, je n’aime pas le basket. » Or, mon fils, avait manifesté depuis un moment son envie de faire du basket, fascinés par les joueurs de NBA. Donc nous avons décidé de l’y inscrire. Vous comprenez mieux pourquoi cette phrase m’ a semblée bizarre.
Donc j’ai essayé de creuser le sujet, en lui posant plusieures questions. Auxquelles il a répondu ; « je n’aime pas les entrainements » .Ce à quoi j’ai répondu : « Qu’est ce que tu n’aimes pas dans les entrainements » :
– je ne sais pas., me dit-il
Bon je vous avoue que la discussion aurait pu s’arrêter là sans réponse claire. Mais je savais au fond de moi qu’il essayait de me dire quelque chose. Alors, je lui ai demandé : « si tu étais le coach comment seraient les entrainements. »Et là par magie, il s’est mis à parler en m’expliquant avec précision ce qu’il mettrait en place. J’ai ainsi pu mettre en lumière qu’il avait besoin de travailler sur différentes techniques en petits groupes, et qu’il avait besoin que le coach le motive . C’est ainsi que j’ai compris ce qui se cachait derrière : « la phrase je ne veux pas aller au basket. »
Ayez toujours en tête que derrière toute phrase banale, générale ou comportement, se cache un besoin qui ‘est pas comblé. Avoir cela en tête change beaucoup de choses. En effet, on a moins tendance à agir de manière réactive ou expéditive. C’est là que commence l’empathie quand on écoute vraiment le besoin de l’autre, à partir de là il se sent écouter.

L’écoute est un travail de longue haleine cela demande comme vous pouvez le voir un effort permanent, et de travail sur soi. Néanmoins l’écoute active permet réellement d’entrer en relation avec votre enfant, favorisant ainsi des liens forts.

A propos de Vanessa, L'education s'éveille

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